À LA NICHE !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur email

Dire que l’on aime les chiens est toujours embarrassant. J’ai toujours du mal à dire que j’aime les chiens, alors qu’évidemment je les aime : petit je me couchais dans le panier d’Igor, un bichon blanc, au pedigree remarquable, Igor du Mas de Mercues.
Cet amour honteux m’est impossible à exprimer. Je pourrais dire :
« j’aime les lions, j’aime les éléphants ou les requins ». Mais on ne dit pas que l’on aime son chien ou son chat; ou alors, on le dit trop.

La vérité est qu’un point de solitude est toujours touché dans le rapport que l’on a avec les animaux de compagnie. Lorsque ce point s’ouvre en une ligne et que cette ligne se plie en une voûte, alors se forme comme un abri, une niche, qui est le lieu propre où cette solitude rencontre librement ce que lui répond un chien aimant.

Il y a une zone d’affect extrêmement trouble, qui concerne le rapport que l’on a avec les animaux de compagnie. Contre cette puissance d’affect, la pensée surtout occidentale, a cru bon de devoir s’armer, moins en édifiant des murailles, mais en construisant des niches, pour parquer les chiens. Laissant ainsi loin, le plus loin possible, le souvenir d’une bestialité, d’une animalité redoutée.

Les animaux familiaux, familiers, font largement partie de notre environnement quotidien, ils le transforment en y imposant certains aménagements. On a aussi accueilli le chien dans nos intérieurs, par le biais d’une multitude d’objet de décoration, en omettant de se questionner sur ce que ces aménagements et objets pouvaient raconter de la manière dont nous vivons.

C’est en me saisissant de ces divers symboles que je me suis attaché à représenter le chien. Ma niche je l’ai pensée autant comme l’espace ménagé dans un mur pour y placer un objet décoratif, que comme la petite maison réservé au chien, structure architecturale rudimentaire. Mise en abime du domestique dans le domestique.

J’ai peuplé cette niche de mes dessins, peintures, sculptures et vidéos, qui sont autant la traduction de mon rapport sensible au chien que l’évocation de mon goût pour le motif et le décoratif.

Niveau du diplôme : DSAA