Le Laboratoire de la fin du monde

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Dans l’ordre d’apparition,

Fomes Fomenarius, qui alimente le feu, amadouvier, pierre calcaire, 2020

Sans titre, pièce de bois cerclé de métal, clou en fer forgé, plâtre, 2020

Agros, terres non cultivées, performance filmé combustion d’une figure humaine en lin rembourrée de plantes médicinales de la ripisylve des bords de la Loire, les cendres ont étés récupérées et disposées dans des pots en céramique, 2019-2021

Edredons en houblon, plante médicinale qui aide à l’endormissement. Efficace contre l’anxiété et les troubles du sommeil, 2020

Ecaille, socle en acier, fond d’eau, structure en fer à béton et fil de fer, vasque en terre cuite et écaille en porcelaine, 2021

KIT, bois, carton, mousse, 2021

Waldgänger, argile, plante d’eau, 2021

Waldgänger, racine de saule, plâtre, porcelaine émaillé, encre de chine, 2021

Mon travail plastique s’inspire de mon métier de guide nature dans le Marais Poitevin. La notion de territoire m’intrigue et je travaille sur les échanges entre l’homme et son environnement que l’être humain à oublier au fur et à mesure du temps qui passe.
Ainsi, je m’inspire des traditions, des savoirs-faires ancestraux, des plantes médicinales et du sentiment que l’on éprouve face au paysage.

Je me nourris du mythe du trappeur décrit par Henry David Thoreau dans la vie dans les bois qui se résume par le sentiment d’appartenance à la nature. J’imagine Otzi, retrouvé à la frontière autrichienne et italienne qui avais sur lui de quoi faire un feu et malgré sa blessure, tenter de se soigner grâce aux plantes retrouvées dans son intestin.

Je suis intéressé par les récits d’effondrements de la doctorante Raphaëlle Guidée qui décrit notre rapport à la collapsologie. L’idée d’un avant et d’un après qui déterminera un « catastrophisme éclairé » . Je suis très inspirée par la science-fiction et par les récits d’Alain Damasio. Grâce à lui, j’ai découvert une philosophie ayant pour titre « Manières d’êtres vivant » par Baptiste Morizot; qui s’emploie à expliquer le relationnelle inter-espèce.

Je m’intéresse aussi à ce que la doctorante appelle « le support de nos vies ».
Notre arrière-plan, composé de « bruits blancs », passereaux, rouge-gorge, rouge queue, corneille et tourterelle qui alimente nos villes de doux bruitages.
Cette frontière entre nos perceptions du vivant et l’acclimatation de l’homme à son environnement m’importe énormément. Nos zones rurales, que l’on pourrait appeler la France du vide semble abandonné et nous cultivons un rapport détaché au monde. Extra-terrestre comme le décrit Bruno Latour.

Niveau du diplôme : DNSEP Art

Site Internet : http://camille%20douville