You look good in the light

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Je travaille à l’élaboration d’un répertoire de motifs, répertoire qui se développe et évolue dans l’espace du carnet.
D’abord réalisés de manière spontanée, ces motifs évoluent ensuite et se déclinent en étant systématiquement retravaillés avant d’être retranscrits sur différents projets.
Lorsqu’un motif est choisi, plusieurs dessins préparatoires précèdent sa réalisation, lui permettant ainsi de gagner en complexité et de garder une cohérence, une homogénéité plastique. Ce travail réalisé au préalable permet à ces derniers d’évoluer vers un système plus établi, ancré, structurel et systémique.
Une transition s’opère alors à travers ce processus de production méthodique qui permet à une application d’abord spontanée de devenir réfléchie, pensée et maîtrisée.
Lorsqu’un motif est enfin prêt, s’ensuit dès lors un travail d’élaboration, de schématisation de l’entièreté de la peinture qui se fait non pas par le biais du croquis ou de l’esquisse mais plutôt par celui des mots. Via ce protocole préétabli, une peinture trouve ses couleurs par des termes prédéfinis qui traduisent une volonté singulière attribuée à chaque pièce. C’est d’ailleurs de là que proviennent les titres de chacune des Peintures et Objets.

Avance en tension un travail entre la peinture et les matériaux composites qui se répondent au travers d’intérêts communs: la lumière, la couleur, les qualités physiques (entre recherche du vernis à l’aplat absolu et surenchère de matière picturale).

D’un côté les Objets, réalisés en matériaux composites se nomment ainsi car ils possèdent une identité intermédiaire qui explicite un intérêt porté sur l’industrie de la carrosserie.
C’est en portant intérêt et attention sur le reflet, la surface et l’aspect des objets qui nous entourent (véhicules, façades d’immeubles vitrées, pierres et métaux polis) que s’est développé cet attrait et ces interrogations sur ces objets qui possèdent un fort potentiel de réflexion de la lumière. Comme si un objet possédait son degré et sa qualité de finition en fonction de sa capacité à refléter le monde qui l’entoure.
L’attention se porte d’abord sur le travail de la surface qui, en imitant les critères de finition de la carrosserie et en les poussant à leur paroxysme, nous mène à l’obtention de surfaces polies, s’approchant ainsi du miroir. Cela nous permet d’observer notre environnement à travers ces Objets, se confondant eux-mêmes avec un extérieur refléter, une réalité altérée.
Le titre de mon diplôme, “you look good in the light” est un appel à venir contempler cette réalité altérée au travers d’Objets qui proposent une réflexion de la lumière non littérale, non inerte mais plutôt en mouvement.

De l’autre côté la peinture. En outre, ce qui m’intéresse dans cette surenchère de matière concernant la peinture est la possibilité de ramener le sujet peinture dans le réel. Si nous imaginons que ce dernier soit finalement délimité par les bords de la toile, l’immédiateté possible qu’offre les qualités physiques de cette matérialité nous permet d’en apprécier les enjeux directement dans notre dimension. Cette épaisseur est finalement le résultat d’un intérêt qui a d’abord été porté sur la lumière, ou plus précisément sur l’incidence de la lumière sur la surface. Une surface qui tantôt se veut lisse, tantôt accidentée, à laquelle s’ajoute une interrogation profonde sur la capacité de cette dernière à refléter.

Niveau du diplôme : DNSEP