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24 décembre 2008
On m’a encore parlé du cercle vicieux aujourd'hui.
À vrai dire, j'ai plutôt l’impression d'une ligne droite
qui a tendance à tomber par à-coups.
Je décide de chercher un endroit où passer la nuit.
Je me dirige vers Roissy.
L’endroit est désert. Seules trois ou quatre autres personnes
sont là pour la même raison.
Au milieu de la nuit,
le froid m’arrache à mon sommeil. Ce ne sera pas la seule fois.
Vers 7h du matin, je nis par me lever dénitivement.
Le bruit de la foule embarquant,
le froid glacial et les accoudoirs du banc en métal auront eu raison de Morphée.
La journée promet d’être éprouvante.
____
C’est l’histoire de mon séjour dans la rue.
Pendant plusieurs jour, pendant la période de Noël,
j’ai voulu voir le monde de la rue et le vivre,
Affronter cet univers pour savoir pourquoi et comment il nous fait peur.
____
Vivre dans la rue est une expérience que j’ai voulu tenter.
Chercher l’inconnu, aller vers quelque chose qui fait peur, qui intrigue mais n’attire pas le gens.
J’ai vécu une semaine durant la période de Noël dans la rue avec les gens qui y vivent.
Pour moi, il était inconcevable de faire ma thèse sans sacrifice, sans effort physique et psychique, sans me mettre en danger.
Durant cette expérience, j’ai eu l’impression de découvrir un autre monde, qui se trouve pourtant là : dehors, au pied de mon immeuble.
Des films et reportages ont déjà été réalisés sur ce thème. Je voudrais à présent témoigner, montrer ma propre expérience.
Le séjour que j’ai fait dans la rue n’a duré qu’une petite semaine, alors que je comptais passer 15 jours. La rudesse de la vie dans la rue m’a fait abandonner prématurément.
Le nombre et la qualité des photos que j’ai pu prendre, les pistes sonores au dictaphone et les notes que j’ai prises m’ont suffi, à l’issue de cette expérience, à réaliser mon travail.
À la base, je ne fais pas ma thèse pour toucher un groupe de personnes en particulier.
Je souhaite toucher de la même manière les professionnels du graphisme et Mr Tout-le-monde
(en anglais : the man in the street) qui côtoie les SDF au quotidien sans les connaître.
Voici donc mon titre tout trouvé : the man in the street.
En ce qui concerne le logo, je voulais trouver un moyen de représenter ce cercle vicieux, ou, comme je l’ai beaucoup entendu dans la rue, le serpent qui se mord la queue.
Quelques jours après être rentré, je suis allé au marché et suis tombé nez-à-nez avec ce merlu, qui se mord justement la queue. C’est exactement l’image qui correspondait.
J’ai fait cette thèse pour me pousser vers mes limites et aujourd’hui je me sens fier d’avoir osé et donc d’avoir découvert un univers qui m’est opposé et à première vue hostile.
Au final, ma thèse est un livre ainsi qu’une série de photos exposées avec casques jouant les ambiances sonores.
24 décembre 2008
On m’a encore parlé du cercle vicieux aujourd'hui.
À vrai dire, j'ai plutôt l’impression d'une ligne droite
qui a tendance à tomber par à-coups.
Je décide de chercher un endroit où passer la nuit.
Je me dirige vers Roissy.
L’endroit est désert. Seules trois ou quatre autres personnes
sont là pour la même raison.
Au milieu de la nuit,
le froid m’arrache à mon sommeil. Ce ne sera pas la seule fois.
Vers 7h du matin, je nis par me lever dénitivement.
Le bruit de la foule embarquant,
le froid glacial et les accoudoirs du banc en métal auront eu raison de Morphée.
La journée promet d’être éprouvante.
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C’est l’histoire de mon séjour dans la rue.
Pendant plusieurs jour, pendant la période de Noël,
j’ai voulu voir le monde de la rue et le vivre,
Affronter cet univers pour savoir pourquoi et comment il nous fait peur.
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Vivre dans la rue est une expérience que j’ai voulu tenter.
Chercher l’inconnu, aller vers quelque chose qui fait peur, qui intrigue mais n’attire pas le gens.
J’ai vécu une semaine durant la période de Noël dans la rue avec les gens qui y vivent.
Pour moi, il était inconcevable de faire ma thèse sans sacrifice, sans effort physique et psychique, sans me mettre en danger.
Durant cette expérience, j’ai eu l’impression de découvrir un autre monde, qui se trouve pourtant là : dehors, au pied de mon immeuble.
Des films et reportages ont déjà été réalisés sur ce thème. Je voudrais à présent témoigner, montrer ma propre expérience.
Le séjour que j’ai fait dans la rue n’a duré qu’une petite semaine, alors que je comptais passer 15 jours. La rudesse de la vie dans la rue m’a fait abandonner prématurément.
Le nombre et la qualité des photos que j’ai pu prendre, les pistes sonores au dictaphone et les notes que j’ai prises m’ont suffi, à l’issue de cette expérience, à réaliser mon travail.
À la base, je ne fais pas ma thèse pour toucher un groupe de personnes en particulier.
Je souhaite toucher de la même manière les professionnels du graphisme et Mr Tout-le-monde
(en anglais : the man in the street) qui côtoie les SDF au quotidien sans les connaître.
Voici donc mon titre tout trouvé : the man in the street.
En ce qui concerne le logo, je voulais trouver un moyen de représenter ce cercle vicieux, ou, comme je l’ai beaucoup entendu dans la rue, le serpent qui se mord la queue.
Quelques jours après être rentré, je suis allé au marché et suis tombé nez-à-nez avec ce merlu, qui se mord justement la queue. C’est exactement l’image qui correspondait.
J’ai fait cette thèse pour me pousser vers mes limites et aujourd’hui je me sens fier d’avoir osé et donc d’avoir découvert un univers qui m’est opposé et à première vue hostile.
Au final, ma thèse est un livre ainsi qu’une série de photos exposées avec casques jouant les ambiances sonores.