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MICROGRAPHIES
« En ayant un demi centimètre de quelque chose, vous avez plus de chance
de tenir un certain sentiment de l’univers que si vous avez la prétention
de faire le ciel entier. »
A. Giacometti
Partant d’une pratique régulière de la dermographie (autrement
dit du tatouage), j’ai été amenée à m’intéresser, d’une
part à cette façon d’aborder la matière par cette technique –
une aiguille ou groupement d’aiguilles relié à un moteur qui
perce littéralement le derme pour ensuite y laisser de l’encre
qui, après cicatrisation fera partie intégrante de cette matière
vivante qu’est la peau –, d’autre part à la peau elle même –
matière vivante composée d’une structure et d’une esthétique
complexe, quasiment invisible à l’oeil nu.
De fil en « aiguille », j’en suis arrivée précisément à me concentrer
sur l’univers microscopique. Par univers microscopique,
j’entends parler de microbes, de cellules, d’atomes, etc., tout
ce qui nous compose : l’essence de la matière à l’état brut.
Démarche mi-scientique mi-poétique, j’ai voulu mettre en
avant ces « petites choses de rien », comme disait Manet, qui
font partie intégrante de notre vie, de notre cosmogénèse, et
qui nous renvoient invariablement aux mystères de l’univers –
finalement à notre condition d’être vivant –, à cette géométrie
secrète que seuls des « prothèses » de visions tels que les microscopes
peuvent nous faire découvrir.
Seront ici présentées quatre séries :
• une série de quinze gravures sur rhénalon réalisées au dermographe
(procédé original mis au point pour ce projet),
• quatre grands formats piqués sur calque,
• dix gravures tatoués sur cuivre,
• dix résines.
Par ailleurs, cinq livrets de recherches accompagneront cette
présentation pour rendre compte de mon travail préliminaire.
MICROGRAPHIES
« En ayant un demi centimètre de quelque chose, vous avez plus de chance
de tenir un certain sentiment de l’univers que si vous avez la prétention
de faire le ciel entier. »
A. Giacometti
Partant d’une pratique régulière de la dermographie (autrement
dit du tatouage), j’ai été amenée à m’intéresser, d’une
part à cette façon d’aborder la matière par cette technique –
une aiguille ou groupement d’aiguilles relié à un moteur qui
perce littéralement le derme pour ensuite y laisser de l’encre
qui, après cicatrisation fera partie intégrante de cette matière
vivante qu’est la peau –, d’autre part à la peau elle même –
matière vivante composée d’une structure et d’une esthétique
complexe, quasiment invisible à l’oeil nu.
De fil en « aiguille », j’en suis arrivée précisément à me concentrer
sur l’univers microscopique. Par univers microscopique,
j’entends parler de microbes, de cellules, d’atomes, etc., tout
ce qui nous compose : l’essence de la matière à l’état brut.
Démarche mi-scientique mi-poétique, j’ai voulu mettre en
avant ces « petites choses de rien », comme disait Manet, qui
font partie intégrante de notre vie, de notre cosmogénèse, et
qui nous renvoient invariablement aux mystères de l’univers –
finalement à notre condition d’être vivant –, à cette géométrie
secrète que seuls des « prothèses » de visions tels que les microscopes
peuvent nous faire découvrir.
Seront ici présentées quatre séries :
• une série de quinze gravures sur rhénalon réalisées au dermographe
(procédé original mis au point pour ce projet),
• quatre grands formats piqués sur calque,
• dix gravures tatoués sur cuivre,
• dix résines.
Par ailleurs, cinq livrets de recherches accompagneront cette
présentation pour rendre compte de mon travail préliminaire.