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• S P A N B O O K • DNSEP 2011
L’écriture du mémoire, durant cette cinquième année aux beaux-arts de Valence, m’a permis d’élaborer une réflexion autour du livre, de son statut à l’ère des nouvelles technologies. Une question qui n’est pas nouvelle, beaucoup d’autres avant moi s’y sont frottées, je pense notamment à Roger Chartier ou Jean Clément pour ne citer qu’eux. Mais ces dernières années et le “Manifeste des digital humanities 2010” le prouve, montrent une véritable effervescence autour du livre et de la diffusion du savoir à l’ère des nouvelles technologies. La liste des signataires le prouve : maisons d’éditions papier et numérique, des auteurs mais également des chercheurs. Bien évidemment et je le pense clairement le livre électronique ne remplacera pas 5000 ans de culture du livre papier que nous avons. Mais une transition, des ponts s’opèrent entre les nouvelles technologies et ce bon vieux codex.
Les liseuses nous apparaissent comme les dignes descendants du livre papier, et vont contribuer à la révolution numérique du livre. Mais pour ma part ces supports (liseuses numériques) sont avant tout des substituts du livre, qui rentrent parfaitement pour les éditeurs dans les paradigmes économiques du livre papier. C’est un succès en demi-teinte pour ces nouveaux supports, le changement que les maisons d’édition pensaient opérer ne se fait pas ou très lentement. La lecture convoque trop d’usages distincts, et ils ne peuvent actuellement êtres résumés en un seul livre (numérique) absolu. Il faut prendre en compte le contexte de lecture et les usages. La multiplicité des supports et des usages nous conduit à repenser le format livre. La solution s’il y en a une, se fera dans l’exploration de le transversalité des supports, évidement tous cela pose des problèmes économiques, de droits, de diffusions. Mais là où je trouve que l’édition numérique devient intéressante c’est dans l’élaboration d’objet que l’on pourrait qualifier d’hybride, c’est-à-dire, entre le papier et l’écran.
Aujourd’hui un Français sur deux possède un Smartphone et suivant des estimations environ 370 000 tablettes tactiles d’Apple se seraient vendues en 2010. Cela montre quand même qu’il y a un marché et que les éditeurs doivent travailler à l’élaboration de projets éditoriaux nouveaux. C’est un début de réponse que j’ai tenté d’opérer au travers de mon DNSEP.
Le point de départ de mon projet fut la lecture d'un article annonçant que l’œuvre entière d’Albert Camus était tombée dans le domaine public au Canada. La loi sur le droit d’auteur diffère de la notre, là-bas une œuvre devient publique au bout de 50 ans contre 70 en France. Il est plus que facile pour n’importe quel utilisateur de se procurer une œuvre, soit par le peer-to-peer soit, comme dans ce cas précis en utilisant une adresse IP Canadienne, ce que j’ai fait. Je me suis donc procuré “L’Étranger” d’Albert Camus et je me suis placé en tant que nouvel éditeur Canadien. J’ai mis en page le texte et j’ai volontairement caviarder certains passages pour venir les compléter ou plutôt étendre le livre, “expanded book” pour reprendre Bob Stein, avec des passages de l’adaptation filmique de Luchino Visconti ou des lectures audio de Michael Lonsdale. Tous ces liens sont disponibles sur une plateforme et issus d’Internet ou de Youtube. Le message derrière cet objet que j’ai appelé “Span Book” qui signifie enjamber traverser, et au caractère pro-Lyber, se veut faire l’état d’un moment où le livre est remis en question, ainsi que le droit et l’économie qui lui sont attribué. Le livre n’est plus à voir comme un objet fermé mais il peut être véritablement un lien vers d’autres supports.
• S P A N B O O K • DNSEP 2011
L’écriture du mémoire, durant cette cinquième année aux beaux-arts de Valence, m’a permis d’élaborer une réflexion autour du livre, de son statut à l’ère des nouvelles technologies. Une question qui n’est pas nouvelle, beaucoup d’autres avant moi s’y sont frottées, je pense notamment à Roger Chartier ou Jean Clément pour ne citer qu’eux. Mais ces dernières années et le “Manifeste des digital humanities 2010” le prouve, montrent une véritable effervescence autour du livre et de la diffusion du savoir à l’ère des nouvelles technologies. La liste des signataires le prouve : maisons d’éditions papier et numérique, des auteurs mais également des chercheurs. Bien évidemment et je le pense clairement le livre électronique ne remplacera pas 5000 ans de culture du livre papier que nous avons. Mais une transition, des ponts s’opèrent entre les nouvelles technologies et ce bon vieux codex.
Les liseuses nous apparaissent comme les dignes descendants du livre papier, et vont contribuer à la révolution numérique du livre. Mais pour ma part ces supports (liseuses numériques) sont avant tout des substituts du livre, qui rentrent parfaitement pour les éditeurs dans les paradigmes économiques du livre papier. C’est un succès en demi-teinte pour ces nouveaux supports, le changement que les maisons d’édition pensaient opérer ne se fait pas ou très lentement. La lecture convoque trop d’usages distincts, et ils ne peuvent actuellement êtres résumés en un seul livre (numérique) absolu. Il faut prendre en compte le contexte de lecture et les usages. La multiplicité des supports et des usages nous conduit à repenser le format livre. La solution s’il y en a une, se fera dans l’exploration de le transversalité des supports, évidement tous cela pose des problèmes économiques, de droits, de diffusions. Mais là où je trouve que l’édition numérique devient intéressante c’est dans l’élaboration d’objet que l’on pourrait qualifier d’hybride, c’est-à-dire, entre le papier et l’écran.
Aujourd’hui un Français sur deux possède un Smartphone et suivant des estimations environ 370 000 tablettes tactiles d’Apple se seraient vendues en 2010. Cela montre quand même qu’il y a un marché et que les éditeurs doivent travailler à l’élaboration de projets éditoriaux nouveaux. C’est un début de réponse que j’ai tenté d’opérer au travers de mon DNSEP.
Le point de départ de mon projet fut la lecture d'un article annonçant que l’œuvre entière d’Albert Camus était tombée dans le domaine public au Canada. La loi sur le droit d’auteur diffère de la notre, là-bas une œuvre devient publique au bout de 50 ans contre 70 en France. Il est plus que facile pour n’importe quel utilisateur de se procurer une œuvre, soit par le peer-to-peer soit, comme dans ce cas précis en utilisant une adresse IP Canadienne, ce que j’ai fait. Je me suis donc procuré “L’Étranger” d’Albert Camus et je me suis placé en tant que nouvel éditeur Canadien. J’ai mis en page le texte et j’ai volontairement caviarder certains passages pour venir les compléter ou plutôt étendre le livre, “expanded book” pour reprendre Bob Stein, avec des passages de l’adaptation filmique de Luchino Visconti ou des lectures audio de Michael Lonsdale. Tous ces liens sont disponibles sur une plateforme et issus d’Internet ou de Youtube. Le message derrière cet objet que j’ai appelé “Span Book” qui signifie enjamber traverser, et au caractère pro-Lyber, se veut faire l’état d’un moment où le livre est remis en question, ainsi que le droit et l’économie qui lui sont attribué. Le livre n’est plus à voir comme un objet fermé mais il peut être véritablement un lien vers d’autres supports.