camille dumant, michaël horchman , elsa le calvez
est maintenant ami
de Antoine Durand.
Antoine Durand
est maintenant ami
de camille dumant, michaël horchman , elsa le calvez.
camille dumant, michaël horchman , elsa le calvez
est maintenant ami
de Antoine Durand.
Nous sommes trois étudiants, Camille en section graphisme et Elsa et Michaël en section scénographie. Notre intention est de réfléchir et de parler d'espace avec des personnes sensibilisées ou non à ces questions et de le faire dans l'espace public. Nous avons voulu savoir si notre intention pouvait rencontrer l’intérêt et l’adhésion d’usagés concernés par la transformation d’un espace public, avant de lancer une réflexion sur les méthodes et les moyens de concrétiser cette intention. L’objectif que nous fixons à ce propos est d’impulser un processus de rencontre, d’échange et de travail en commun dans l’espace public. La finalité poursuivie est de faire naitre ainsi un projet construit donnant corps à un lieu accueillant ce type de processus à l’usage des pratiquants de l’espace public à l’occasion d’un projet de réaménagement.
Durant cette année nous nous sommes posé la question de la communication et de la lisibilité d'un message dans la ville. Nous avons réfléchi à la manière de donner une identité à un projet dans l'espace public, de créer des supports graphiques basés sur l'étude d'un espace, du sens dégagé par un lieu, ses usages et ses usagers.
Nous avons choisi de définir pendant cette année ce travail spatial et graphique, de lui donner un sens et une dimension sociale et de le faire par des interventions éphémères de natures différentes.
Pour cela, nous avons choisi un lieu réel d’expérimentation pour toute l'année scolaire, la place du 11 Novembre à Malakoff, et une situation réelle : le projet de réaménagement sur cette place au cœur de la ville. Il semblait d’autant plus nécessaire d’opter pour cette place que la mairie a choisi la concertation avec les habitants comme point de départ du cahier des charges. Pour ce faire nous avons décidé d’implanter directement sur la place, un lieu de travail nous représentant, permettant ainsi de travailler in situ et de maintenir une présence symbolique de notre équipe lorsque nous étions à l’école.
Notre but a été, tout au long de l’année, d’effectuer des essais et des tentatives aussi bien spatiales que graphiques consistant à déterminer comment procéder pour obtenir une implication des habitants. De même, nous avons considéré tous les paramètres nécessaires à la compréhension de la place et de ses usages. Nous avons mis en œuvre des périodes d’observation qui ont été composées de visites à différentes échelles et de relevés photographiques, vidéos et de croquis. Nous avons également procédé à des collectes, sous la forme d’interviews, de rencontres, de lectures et d’écoutes de différentes interventions sur la question de l’espace de la ville. Enfin nous avons fait des propositions spatiales et des expériences réelles qui testent des dispositions et des modularités spatiales possibles, ou encore avec des dispositifs qui questionnent le point de vue, d’autres qui permettent de donner lieu à la collecte et/ou à la restitution des éléments composant la place (son histoire, ses usages, sa disposition par exemple). Enfin nous avons conçu des dispositifs permettant d’envisager la place comme une somme ou comme une accumulation de désirs individuels ou de l’envisager comme un tout accueillant des individus d’une manière sensée.
Ces tentatives nous ont permis, après une période de réflexion autour des résultats obtenus, de penser un outil à destination du public de la place, lui permettant d’être à même de participer à une concertation plus propice à produire un projet commun de réaménagement. Cet outil, à été pensé en fonction notre expérience vécue à Malakoff. Mais il est idéalement imaginé pour s’implanter sur n’importe quel espace public faisant l’objet d’une réflexion collective tant urbaine que sociale. Cet outil s'appelle le L.I.E³.U.