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LE RIDEAU
Je ne vous cache pas que le rideau vous dissimule des choses.
Pour savoir, il faudrait voir derrière.
Quand on montre quelque chose, on se dévoile forcément. Ce sont les sentiments comme la honte, la pudeur, la timidité qui nous empêchent de tout montrer. Ce thème implique le regard des autres. J’ai donc voulu faire des images qui se cachent, qui se dérobent.Ces images sont liées au désir, à l’inconscient, à l’interdit, à la censure, mais également à la peur. Une peur sourde car je ne vois pas tout, car certains éléments restent dans l’ombre. Comment dire la chose sans prononcer son nom?
Le corps est mon acteur principal. Ce corps tour à tour exhibé ou caché par les vêtements, ce visage qu’on expose ou qu’on masque.
Mes images fonctionnent comme un rêve éveillé: elles s’articulent entre elles par associations d’idées, une sorte de langage d’images qui finit par raconter une histoire.
Ce sont des scènes ironiques, elles ont l’air naïves mais elles sont souvent un peu cruelles (heureusement).
On y trouve aussi d’étranges matières soyeuses, des cheveux. Des poils aussi, ceux qu’on préfèrerait cacher. Des motifs géométriques.
Le travail que je présente comprend une série de gravures et une série de sérigraphies.
La pointe sèche se révéla le médium idéal, faisant la part belle au dessin et donc au trait, mais aussi aux matières. À l’impression ce trait devint légèrement flou et vaporeux, et encore plus étrange.
Les gravures appellent un regard intime, sollicitant la proximité du spectateur. Les sérigraphies, de plus grand format, lui font davantage «signe».
Dès le départ l’idée a été de réunir mes images dans un livre, objet intime car il n’est jamais visible dans son ensemble. C’est un livre d’images sans texte en sept chapitres: les mon(s)trés, les dénudés, les masqués, les voilés, les pliés-dépliés, les écorchés, les décadrés.
LE RIDEAU
Je ne vous cache pas que le rideau vous dissimule des choses.
Pour savoir, il faudrait voir derrière.
Quand on montre quelque chose, on se dévoile forcément. Ce sont les sentiments comme la honte, la pudeur, la timidité qui nous empêchent de tout montrer. Ce thème implique le regard des autres. J’ai donc voulu faire des images qui se cachent, qui se dérobent.Ces images sont liées au désir, à l’inconscient, à l’interdit, à la censure, mais également à la peur. Une peur sourde car je ne vois pas tout, car certains éléments restent dans l’ombre. Comment dire la chose sans prononcer son nom?
Le corps est mon acteur principal. Ce corps tour à tour exhibé ou caché par les vêtements, ce visage qu’on expose ou qu’on masque.
Mes images fonctionnent comme un rêve éveillé: elles s’articulent entre elles par associations d’idées, une sorte de langage d’images qui finit par raconter une histoire.
Ce sont des scènes ironiques, elles ont l’air naïves mais elles sont souvent un peu cruelles (heureusement).
On y trouve aussi d’étranges matières soyeuses, des cheveux. Des poils aussi, ceux qu’on préfèrerait cacher. Des motifs géométriques.
Le travail que je présente comprend une série de gravures et une série de sérigraphies.
La pointe sèche se révéla le médium idéal, faisant la part belle au dessin et donc au trait, mais aussi aux matières. À l’impression ce trait devint légèrement flou et vaporeux, et encore plus étrange.
Les gravures appellent un regard intime, sollicitant la proximité du spectateur. Les sérigraphies, de plus grand format, lui font davantage «signe».
Dès le départ l’idée a été de réunir mes images dans un livre, objet intime car il n’est jamais visible dans son ensemble. C’est un livre d’images sans texte en sept chapitres: les mon(s)trés, les dénudés, les masqués, les voilés, les pliés-dépliés, les écorchés, les décadrés.