Jérémy Vey
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«Une œuvre graphique qui satisfait les besoins esthétiques, respecte les lois formelles et les exigences de l'espace à deux dimensions ; qui connait le langage de la sémiotique, de la typographie et de la géométrie ; qui condense, transforme, traduit, renverse, dilate, répète, réfléchit, réunit et rassemble, mais qui est hors de propos n'est pas bon graphisme». Paul Rand. En me plongeant dans l'univers des signes, j'ai revisité les principaux fondements de la communication visuelle. J'ai redécouvert le vaste territoire de la sémiologie et compris que toute création induit une ou plusieurs significations. Témoin du monde réel, le signe est l'élément essentiel à toutes les communications entre les hommes. Il est un lien qui existe entre le propos et sa représentation, la clé de voûte du langage. Dans la variété du monde, il existe une nature commune qui est de rechercher un sens à ce qui nous entoure. À l'écoute du monde, le graphiste capte les «échos» d'une réalité qu'il cherche ensuite à restituer. Il livre un certain nombre d'informations nécessaires à la bonne compréhension d'un message. Aujourd'hui, avec les machines programmables, il est possible de recueillir un grand nombre d'informations et de données qui témoignent d'une réalité : le mouvement, le son, la moindre dilatation de l'air, les battements d'un cœur... Tout ce qui peut être enregistré, et même le moins perceptible, est un indice qui nous rattache au monde réel. Le corollaire de cette recherche sur la variation a été l'émergence de la notion de principe, de l'élaboration d'un principe comme programme et champ de travail confié à la machine, considérée alors comme miroir de l'infinité de la variation.
«Une œuvre graphique qui satisfait les besoins esthétiques, respecte les lois formelles et les exigences de l'espace à deux dimensions ; qui connait le langage de la sémiotique, de la typographie et de la géométrie ; qui condense, transforme, traduit, renverse, dilate, répète, réfléchit, réunit et rassemble, mais qui est hors de propos n'est pas bon graphisme». Paul Rand. En me plongeant dans l'univers des signes, j'ai revisité les principaux fondements de la communication visuelle. J'ai redécouvert le vaste territoire de la sémiologie et compris que toute création induit une ou plusieurs significations. Témoin du monde réel, le signe est l'élément essentiel à toutes les communications entre les hommes. Il est un lien qui existe entre le propos et sa représentation, la clé de voûte du langage. Dans la variété du monde, il existe une nature commune qui est de rechercher un sens à ce qui nous entoure. À l'écoute du monde, le graphiste capte les «échos» d'une réalité qu'il cherche ensuite à restituer. Il livre un certain nombre d'informations nécessaires à la bonne compréhension d'un message. Aujourd'hui, avec les machines programmables, il est possible de recueillir un grand nombre d'informations et de données qui témoignent d'une réalité : le mouvement, le son, la moindre dilatation de l'air, les battements d'un cœur... Tout ce qui peut être enregistré, et même le moins perceptible, est un indice qui nous rattache au monde réel. Le corollaire de cette recherche sur la variation a été l'émergence de la notion de principe, de l'élaboration d'un principe comme programme et champ de travail confié à la machine, considérée alors comme miroir de l'infinité de la variation.