Le graphisme dans l'espace réel -
En m'appuyant sur une étude du graphisme exercé dans l'espace (ou plus précisément le graphisme fait-main, que l'on a coutume d'appeler graphisme "tactile"), par opposition à un travail limité à un plan (celui de la page, celui de l'écran d'ordinateur) je me suis attaché à la notion de "réel" elle-même.
Ainsi comment prendre le prétexte d'un graphisme qui nous semble réel, concret, palpable (au moins d'avantage qu'un travail élaboré uniquement sur ordinateur) pour tenter d'appréhender le réel lui-même, c'est-à-dire tout ce qui nourrit notre existence au quotidien, la vie réelle, ce qui est. Une notion versatile qui recouvre l'impalpable, le fuyant, comme le concret, ce qui nous paraît "réel".
Je me suis principalement appuyé sur la réflexion menée à l'endroit de cette notion par le philosophe Clément Rosset. L'occasion aussi de m'intéresser à l'idée de Surfiction élaborée par Raymond Federman dont Camille Lebourges s'était déjà inspiré pour son diplôme.
Cette réflexion a donné lieu à l'élaboration de trois projets : un alphabet "bricolé", élaboré à partir de matériaux divers, illustrant le caractère éphémère de toute réalité (lequel alphabet m'a servi afin de générer des phrases en rapport avec cette problématique)(largement inspiré par Fischli & Weiss et Erwin Wurm); une série de 10 photographies mettant en scène le mot réel fabriqué en carton, illustrant chaque fois une déclaration liée à la définition du réel; une série de quatre photographies sur l'appropriation concrète du réel, de manière frontale, au moyen de la typographie.
-Mémoire : http://issuu.com/julien_croyal/docs/touch_me
il y a plus d'un an